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Pourquoi la CCAS vous propose ce livre ?
C’est ici une sorte de satire que nous propose Alain Leblanc, en nous dévoilant les coulisses des jeux télévisés et l’espoir qu’ils suscitent sur fond de crise économique. Ainsi l’auteur met-il en question la place de l’argent et du matérialisme dans nos sociétés de consommation.
Audrey et Xavier vivent d’amour… et des confortables revenus de leur agence immobilière. Ils forment une équipe gagnante et font envie à leurs amis qui les suspectent d’avoir trouvé la formule du bonheur. S’ils n’ont pas d’enfants, c’est pour mieux profiter de leur éclatante jeunesse. La crise économique les frappe par surprise, balaie leur entreprise. Elle met Xavier K.O. et laisse à Audrey tout juste assez de souffle pour se demander s’il lui faut accuser le ciel, les banques ou ses propres mauvais choix. Mais Audrey n’est pas du genre à se rendre sans combattre. Quand une dernière chance se présente sous la forme d’un jeu télévisé doté d’un prix faramineux, elle se jure que si l’infortune l’a jetée démunie dans cette aventure, sa force et son courage lui permettront d’en sortir lauréate.
Alain Le Blanc
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Les mots font mouche, les refrains se fredonnent, c’est gagné ! Sur scène, c’est une réelle pièce de théâtre qui se joue : morceaux propres aux cafés-théâtres, tirades comiques en guise d’interludes et altercations cocasses avec les musiciens. Un spectacle total !
Dans son impeccable costume trois pièces d’auteur-compositeur-interprète, Xavier Merlet a trouvé avec aisance sa place au rayon «chanson française». Ses textes sur mesure, taillent un costard à notre société, la déshabillent sans complaisance. Après Clacfric Land, Xavier Merlet nous revient avec un tout nouveau spectacle. Sa plume n'a rien perdu de son mordant, toujours aussi acérée. Entre ballades contées et morceaux plus rythmés, Xavier maintient donc sa préférence au verbe. Les mots sont toujours choisis avec autant de soin, pour frapper à nouveau là où ça fait mal et chatouiller là où ça fait du bien... A la fois malicieux, incisif et tendre, il jubile dans son rôle d’acteur-musicien. Son sens très abouti de la scène, ses indéniables talents de comédien lui permettent de mener son auditoire par le bout des sentiments…
Xavier Merlet
Pourquoi la CCAS vous propose ce livre ?
Quoi de plus attrayant que de redécouvrir sous un jour neuf un conte que nous connaissons tous depuis que nous sommes bambins : Le petit chaperon rouge de Charles Perrault. Grâce à ses talents d'acteur et de lecteur, grâce à sa voix qui sait moduler l'émotion qui parcourt cette oeuvre emblématique de l'imaginaire populaire, Bernhard Engel interprète ce conte et nous donne à entendre rien moins que notre enfance.
La lecture du conte de Perrault est précédée d'une explication du lecteur qui va justifier devant le public la construction de son interprétation (dramaturgie, psychologie des personnages, rythme, etc.). Ainsi l'auditeur découvre-t-il de quelles façons Bernhard Engel procède afin d'offrir au public la lecture la plus juste, la plus « efficace ». Quel lien unit le sens et le son de l'œuvre ? Qui n'a jamais assisté à cette leçon magistrale ne saurait comprendre toute la musique de Charles Perrault.
Bernhard Engel - le Petit Chaperon Rouge
Pourquoi la CCAS vous propose ce livre ?
Cette biographie émouvante retrace le destin brisé d’une femme qui, au nom d’un idéal humaniste, s’engage dans le combat antifasciste. Une belle façon, au-delà du personnage, de rendre hommage à l’engagement des femmes.
Marguerite Buffard-Flavien, née dans le Jura en 1912, élève de l’École normale supérieure de Sèvres, devient professeur de philosophie et s’engage en 1934 dans le combat antifasciste. Restée fidèle au parti communiste, elle est révoquée en décembre 1939. Elle travaille ensuite comme ouvrière dans une bonneterie puis, exclue du PCF, isolée, elle est internée en 1942 au camp de femmes de Monts, près de Tours ; elle participe à l’une des rares révoltes contre la mauvaise nourriture. Transférée de ce fait à Mérignac, près de Bordeaux, elle s’évade en décembre 1943 et rejoint la Résistance à Lyon. Dénoncée, elle est arrêtée par la Milice le 10 juin 1944. Le 13 juin, vraisemblablement par crainte de parler sous la torture, elle se défenestre du troisième étage du siège de la Milice, rue Sainte-Hélène.
Rapidement, après quelques hommages, elle disparaît de la mémoire collective. Une plaque est apposée rue Sainte-Hélène, avec la mention erronée «Assassinée par la Gestapo». Christian Langeois reconstitue cette vie brisée sur la base d’archives, d’une riche correspondance (en particulier avec son mari prisonnier en Allemagne), de quelques témoignages. Il restitue la figure d’une femme d’exception pleinement engagée dans la vie au nom d’un idéal humaniste.
Christian Langeois
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Dans ce solo clownesque aux accents tragi-comiques, Marc Frémond joue du balancier entre l’humour et le tragique. Pour dénoncer l’exclusion et son cortège calamiteux de haine et de solitude, il choisit les armes du rire.
Depuis que sa calotte crânienne s’est décongelée, Gilbert Boué n’a de cesse de connecter ses deux hémisphères pour savoir qui il est. Il vit sur le trottoir au milieu des encombrants. Il a l’air paumé, mais ne le plaignons pas, il est en pleine forme et le monde qu’il s’invente en vaut un autre. Il se parle, il se répond ; il n’est donc pas seul. Ce type est deux et comme il est deux, il se reçoit en entretien, c’est pratique. Il se fait passer des tests et il commence à mieux se cerner. Il aimerait tant se réunifier, faire un. Un quoi ? Il ne le sait pas encore, mais le passé qu’il s’invente lui donne forcément un drôle d’avenir. Un solo burlesque qui dénonce une réalité cruelle par le rire - seule porte de sortie qui ne soit pas une voie sans issue.
Pébroc Théâtre
Pourquoi la CCAS vous propose ce concert?
Voilà un choc, une « bombe » musicale qui vous éclate aux oreilles. Namasté interprète une musique pêchue et joyeuse : un grand écart entre mélodies légères et compositions rythmées. Les mots s’entrechoquent dans un hip-hop musclé et virtuose. Un véritable uppercut musical !
Créé autour du chanteur et guitariste Raphaël Cornet et du pianiste Kenzo Zurzolo, Namasté tisse une musique métissée entre chanson gorgée de soul et hip hop fin, groovy. Aujourd’hui, le groupe de cinq musiciens propose des titres passant aisément du français à l’anglais, de la batterie au beatbox et de chœurs léchés à un violoncelle vibrant - vibrionnant même. Les textes qui composent L’absurde ne sont pas sans rappeler à la fois ceux de Tété et certains phrasés du Saian Supa Crew, alors que les grooves s’apparentent davantage à ceux de Fat Freddys Drop et The Roots.
Namasté
Pourquoi la CCAS vous propose ce concert?
Folk-song, guitare-voix : c’est l’univers de ce jeune espoir de la scène lyonnaise. Buridane, qui semble frêle, annonce la couleur : son premier maxi-CD intitulé Pas fragile affiche des textes intimes, mais portés par une guitare rock qui montre bien que la jeune artiste a besoin de se faire violence. Pour notre plus grand plaisir.
Le naturel et la justesse de cette blondinette de 26 ans, faussement fragile, ne laissent personne indifférent. Son apparente simplicité cache en réalité un univers complexe et subtil. Buridane, seule en scène, raconte avec urgence les « pardons fragiles », la « p’tit’ franchise », « la frontière entre l’enfer et le paradis ». Les mots bruts s’expriment avec pudeur pour faire passer ses émotions de son ventre au notre. On est vite touché et séduit par cette voix sans artifices et ce goût pour l’essentiel.
Buridane
Pourquoi la CCAS vous propose ce concert?
Spectacle à la croisée de la pièce radiophonique, du concert instrumental et de l’installation sonore, L’Histoire de Clara interroge, par sa forme pour le moins originale, notre façon « d’être ensemble » aujourd’hui. Le dispositif proposé permet à chaque spectateur d’écouter le spectacle sous un casque, et pose ainsi une question fondamentale : que partageons-nous ?
L’histoire de Clara est une lecture - concert pour deux musiciens et une comédienne. Le texte de Vincent Cuvellier raconte les aventures de Clara, bébé de quelques mois, dont les parents, juifs, sont arrêtés et déportés à Paris en 1942. Par hasard, par chance, Clara n’est pas prise dans cette rafle. 10 «Justes» racontent cette errance dans l’univers de la guerre. Le texte est porté par « les voix » de la comédienne, lesquelles peuvent être transformées par le traitement sonore des musiciens. Le duo propose une musique libre, un univers sonore parallèle au texte, sensitif mais jamais illustratif, fait d’instruments nombreux et variés (contrebasse, basse électrique, harmonium, claviers, guitare préparée, ordinateurs, objets sonores divers). Le dispositif de casques est un élément essentiel de ce spectacle. Il renvoie à la pratique de plus en plus répandue de la balado-diffusion. Il interroge notre rapport à l’intime dans le collectif, ici dans la réunion de spectateurs dans un même espace.
Cie (mic)zzaj
Pourquoi la CCAS vous propose ce concert ?
Dans ce voyage à la croisée de l’Orient et de l’Occident, nous vous invitons à une rêverie vocale, qui confronte musique traditionnelle et écriture « classique » des compositeurs contemporains, mélodies savantes à une voix (tradition du sud de la « Mare Nostrum ») et polyphonies vocales a cappella (traditions des îles ou montagnes méditerranéennes).
Le spectacle consiste en un concert a capella, à 1, 2 ou 3 voix, qui superpose 2 voyages. D’abord un voyage musical qui parcourt les rives de la mer Noire et confronte 2 traditions polyphoniques qui se font face : la Géorgie (et une tradition qui remonte à Aristote) et la Bulgarie et son histoire polyphonique féminine, laquelle traverse la Turquie, pays de tradition monophonique. Puis un voyage ethnomusicologique qui emmena Brigitte Cirla en 2002 avec 2 professeurs du Conservatoire de Tbilissi dans plusieurs régions de Géorgie, pour une collecte musicale auprès des populations. Le but de cette collecte ? L’enregistrement des chants et leur ré-écriture pour conserver des traces de ce patrimoine.
Les Dissonantes
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Un spectacle déambulatoire pour nous donner à entendre la musique des sons de notre environnement, captés puis retraités, assemblés grâce à des appareils créés sur mesure, par une drôle d’équipe de techniciens-musiciens. Une vraie curiosité.
Urbaphonix est une équipe mobile de quatre personnages intervenant dans le paysage sonore, en direct, in situ. Mi-techniciens, mi-musiciens, ils jouent avec la technologie et les sons qu’ils rencontrent. Ils appliquent à la lettre le précepte de John Cage : « Si un son vous dérange, écoutez-le ». Pas de platine, pas de synthétiseur, ils ne composent qu’à partir de ce qui est déjà omniprésent et que personne n’écoute : les bruits mécaniques de circulation, de ventilation, de climatisation, les corps et les conversations, et surtout le mobilier urbain - lequel devient ensemble l’instrument, la scène et l’accessoire de ce théâtre instantané. Leur système sonore mobile et autoporté leur permet de surgir à l’improviste et de composer un parcours de plusieurs tableaux en différents points de la ville. Urbaphonix joue ainsi avec l’architecture, l’espace et le mouvement. Urbaphonix nous apprend à écouter.
Décor Sonore
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Alphonse est un conte poignant, sous forme d’enquête policière, sur un enfant qui fuit, fugue ou erre (c’est toute la question) et rencontre des personnages étranges, comme autant d’autres lui-même, fantasmés ou oubliés. L’interprétation et la mise en scène donnent à voir et à sentir toutes ces empreintes qui peuplent nos espaces intimes, pour révéler de façon crue mais si vraie la difficile quête d’identité, à l’aube de l’adolescence.
Alphonse a disparu. Un soir, il n’est pas rentré de l’école, et depuis, tout le monde le cherche ; sa famille s’inquiète, la police enquête, à l’école on se renseigne. Alphonse, lui, pendant ce temps, marche sur un chemin de campagne et fait face à la plus grande expérience de sa jeune vie : l’invisible. Alors que rien ni personne ne l’avait préparé à une telle rencontre, voilà que surgissent en lui, à travers les forces de la nuit, des personnages réels et imaginaires peuplant les coulisses de son rêve : Pierre-Paul-René, Judith, Walter, Victor, La Grotte... Alphonse raconte toutes ces histoires. Ces histoires sont comme des chemins différents qui se croisent, se séparent ou se confondent. Tous ces chemins mènent au rêve. Alphonse est un monologue dans lequel toutes sortes de personnages se bousculent et prennent la parole ; c’est à la fois un voyage initiatique, un conte, une autre histoire du Petit Prince.
Bande d'Art et d'Urgence
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Qui joue avec le feu ? L'homme préhistorique ou l'homme d'aujourd'hui ? C'est à cette question que tente de répondre un spectacle burlesque qui met en présence, à travers le temps, les deux homosapiens. On rit beaucoup de cette inédite confrontation. Une confrontation inédite qui promet de savoureux quiproquos et des gags en pagaille…
Le feu, le progrès, la vie et la survie… Sur tous ces sujets, sommes-nous si différents de nos lointains ancêtres ? Qu’en est-il de notre évolution ? Sur scène, une dizaine de tableaux vont prendre corps, sans rapport évident les uns avec les autres : ces tableaux se juxtaposent, s’empilent, on en sort comme d’un labyrinthe ; A un tableau mettant en scène un personnage d’aujourd’hui succède un tableau où des hommes préhistoriques sont aux prises avec leur quotidien. En provoquant la rencontre entre l’homme de Néenderthal et l’homme moderne, on entrevoit, dans un grand éclat de rire, la possibilité de nous comprendre un peu mieux. Le burlesque côtoie la tragédie et de la rêverie découlent le rire et l’émotion : rendre visite à nos ancêtres provoque des situations déconcertantes et cocasses ! Un authentique voyage dans le temps qui remet les pendules à l’heure.
Compagnie Fc - Facteurs Communs
Pourquoi la CCAS vous propose ces spectacles ?
Voici deux spectacles de rue dont l’objet est de traquer l’incongru au sein même de notre quotidien. En effet, des circonstances banales donc plausibles vont ici transformer Monsieur-tout-le-monde en véritable clown. Absurdité des situations et talent burlesque de l’artiste se conjuguent pour assurer notre identification au personnage. Fou rire garanti !
En dérangement ou quelques variations pour une cabine téléphonique
Durée : 30 minutes
Imaginez un petit monsieur (Paul Durand), genre VRP en costume gris (mais chaussettes rouges) aux prises avec une cabine téléphonique récalcitrante dont la porte refuse de s’ouvrir. Il lui faut trouver mille ruses pour parvenir à ses fins. La vie, pour lui, n’est donc pas simple comme un coup de fil. C’est une lutte absurde doublée d’un combat dantesque. Va-t-il enfin pouvoir communiquer grâce à ses ruses acrobatiques ?
Deux secondes
Durée : 30 minutes
Logiquement, et selon le manuel d’utilisation, c’est exactement le temps qu’il faut pour monter une tente de camping. Oui mais voilà, on s’en doute, tout est simple... sur le papier. Cette entreprise se révèle être une véritable épreuve. Coincé dans son costume cintré, Paul Durand doit livrer le combat contre la sournoiserie de cet objet inanimé qui, manifestement, a une âme noire….
Compagnie du Petit Monsieur
Pourquoi la CCAS vous propose ces spectacles ?
Voici deux spectacles de rue dont l’objet est de traquer l’incongru au sein même de notre quotidien. En effet, des circonstances banales donc plausibles vont ici transformer Monsieur-tout-le-monde en véritable clown. Absurdité des situations et talent burlesque de l’artiste se conjuguent pour assurer notre identification au personnage. Fou rire garanti !
En dérangement ou quelques variations pour une cabine téléphonique
Durée : 30 minutes
Imaginez un petit monsieur (Paul Durand), genre VRP en costume gris (mais chaussettes rouges) aux prises avec une cabine téléphonique récalcitrante dont la porte refuse de s’ouvrir. Il lui faut trouver mille ruses pour parvenir à ses fins. La vie, pour lui, n’est donc pas simple comme un coup de fil. C’est une lutte absurde doublée d’un combat dantesque. Va-t-il enfin pouvoir communiquer grâce à ses ruses acrobatiques ?
Deux secondes
Durée : 30 minutes
Logiquement, et selon le manuel d’utilisation, c’est exactement le temps qu’il faut pour monter une tente de camping. Oui mais voilà, on s’en doute, tout est simple... sur le papier. Cette entreprise se révèle être une véritable épreuve. Coincé dans son costume cintré, Paul Durand doit livrer le combat contre la sournoiserie de cet objet inanimé qui, manifestement, a une âme noire….
Compagnie du Petit Monsieur
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Le désir peut se décliner, Aude Lachaise en fait la démonstration : désir sexuel, désir du vide et du plein, désir de vivre, désir aliénant, frustrant. Ici, le désir est incarné par la figure impressionnante de Marlon Brando. L'acteur est tous les hommes. Autour donc de la figure du désir, Aude Lachaise livre une performance sur son intimité avec ce...désir personnifié. Marlon est une réflexion sur les rapports de pouvoir entre le désirant et le désiré, et par extension entre le performer et le public. Le désir est présenté comme une matière concrète dont on pourrait observer le flux. Cette pièce repose sur une expérience individuelle et clairement subjective qui fait l'originalité du texte. Elle traite de la vitalité, la puissance, le plaisir, l'insolence... Marlon est un one-woman-show désirant.
Marlon est une pièce à la fois chorégraphique et théâtrale. La figure emblématique de l'acteur américain Marlon Brando est un prétexte pour parler de la sexualité, surtout de celle de l'auteur, Aude Lachaise. L'arrière-plan, le contexte de ce solo est cette dichotomie, cette contradiction qu'Aude Lachaise ressent entre le féminisme et le patriarcat, qui, l'un comme l'autre, opprime : le féminisme par l'énormité de la tâche, cette obligation d'être une femme indépendante, le patriarcat par la domination et l'aliénation. Tout l'art d'Aude Lachaise est de poser des questions et d'y répondre avec son corps.
Aude Lachaise
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle?
Une voix, une guitare, une contrebasse et c’est tout. Oui, mais quelle voix ! Suave, douce, chaloupée, sensuelle, élégante... Tricia Evy est un phénomène. Si vous êtes sensible à la fois au jazzcaraïbe, à la bossa nova, à Fitzgerald et à Armstrong, alors ce cocktail savamment dosé est pour vous. Il va vous retourner l’âme, sans modération.
Attention : découverte ! On est frappé d’emblée autant par les influences que par l’élégance de cette jeune chanteuse mi-martiniquaise, mi-guadeloupéenne. Ici, les sonorités s’épousent, complémentaires, équilibrées. Pas de rythmique extravagante. Entre jazz, swing, bop, latino et biguine, l’ambiance est à l’intimité chaleureuse. La maîtrise vocale et instrumentale, la sérénité, le plaisir simple de partager avec l’auditoire y sont pour beaucoup.
Tricia Evy Trio en Concert
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
L’écriture riche et ambitieuse de ce saxophoniste «coltranien» en diable, joue sur des harmonies serrées qui flirtent parfois à l’extrême limite de la dissonance sans y tomber. Samy Thiébault passe, avec aisance et fluidité, du hard bop au jazz modal et au free jazz. Le talent de son quartet, comme le sien propre, lui autorise toutes les audaces. Voilà pourquoi nous prenons tant de plaisir à lui prêter l’oreille...ça swingue !
Nietzsche et Baudelaire emportés dans le swing de Coltrane, qu’est-ce que ça donne ? Upanishad experiences. Samy Thiébault, brillant saxophoniste, s’est librement inspiré des textes du philosophe et du poète pour composer, avec son quartet des morceaux hard bop et free. On est emporté, l’effet est immédiat. Pour ce projet ambitieux, le quartet fait la part belle aux improvisateurs exceptionnels qui le composent autant qu’au souci de l’écriture. L’énergie de la nouvelle vague.
Samy Thiébault Quartet
Pourquoi la CCAS vous propose ce concert ?
Des textes qui s’adressent directement à notre imaginaire, des chansons (en français) qui hurlent et qui caressent, des musiques qui font voyager sur toutes les mers du globe : voilà le programme. Fougueux et lyrique, électronique et acoustique, le répertoire du groupe Les becs biens zen est fondé sur le mélange des cultures. Curieux, ne pas s’abstenir !
Ska-russe, rock-manouche, dub-accordéon... Mélodies celtes et orientales... Tout y passe. Le style musical de Bec bien zen, c’est de ne pas en avoir ! Toutes les influences sont ici les bienvenues. Elles fusionnent. Le melting pot des cultures ? C’est la marque du groupe. Voyez plutôt : le contrebassiste est issu du jazz, le guitariste banjoïste est passionné de musique traditionnelles et contemporaines, le batteur est versé dans le reggae et le chanteur-accordéoniste-parolier dans le rock anglo-saxon des seventies et la chanson rive-gauche. Points communs de toutes ses fortes individualités ? L’énergie, la générosité. La preuve ? Les textes et les musiques de Pierre Luquet, sa voix chaude et rocailleuse, son écriture poétique qui nous parle de l’amour, de la passion, du monde et de la société.
Les Becs Bien Zen
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Le titre du spectacle est à lui seul une invite à venir découvrir le monde de Charlie, personnage attachant. Loin des battants, des winners, Emmanuel Vérité nous entraîne dans un monde dérisoire. Charlie passe d’un portrait de John Wayne à une chanson d’amour et d’une chanson d’amour à la lecture d’une BD. Tout cela est-il cohérent ? Oui, dans l’univers de Charlie. Drôle, décalé et rafraichissant.
Qui est Charlie ? Voici ce qu’en disent les auteurs du spectacle : « Charles Courtois-Pasteur, on l’a rencontré au bord de la mer, un été. La première chose qu’il nous a dite, c’était : « Je sais que ta vie est lourde et difficile à supporter. Mais moi dans la vérité de mon coeur, je peux t’apporter du rêve et des émotions pour chez toi ». Là, c’était foutu, avec sa chemise hawaïenne et son ukulélé en bandoulière, on ne savait pas s’il sortait d’une bande dessinée ou d’un asile de fous. En tout cas, il ne nous a plus lâchés. Parfois, en l’écoutant, on voyait surgir le fantôme de Richard Brautigan, de James Stewart, ou simplement la silhouette d’un ami perdu. D’autres fois, c’était juste des anecdotes improbables ou des tours de magie ringards. Entre enthousiasme et consternation, on a fini par se dire qu’en ce début de siècle flippant, son côté loser flamboyant avait quelque chose d’infiniment reposant ».
Désormais «Charlie» Courtois-Pasteur a quitté les bords de plage. Il se produit dans de vrais théâtres, devant un public de qualité. Venez l’écouter, ça pourra l’aider...
Théâtre de la Tentative
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
L’écho...du pas de l’Homme nous convie à une réflexion poétique, mais sans concession sur notre époque. Se gardant bien d’une dramaturgie trop facile, ce conte dont le ton est tantôt cinglant, tantôt cocasse, aborde des thématiques graves : l’histoire du Sahara et des hommes qui l’ont traversé au cours de migrations volontaires ou forcées. Le voyage ici est métaphorique et métaphysique.
Dans cette adaptation libre du texte de l’auteur marocain Ahmed Ghazali, le décor mythique du Sahara est un appel à l’exploration de notre mémoire collective. Les hommes ont fait de cette région désolée, carrefour des civilisations africaines, arabes et européennes, le théâtre de la mondialisation : commerce, conquête, colonialisme, migrations de la misère, témoignent de leur désir irrésistible de se déplacer, d’échanger, de se confronter, en un mot de pratiquer le “voisinage“.
Symbole de ce besoin métaphysique et intemporel ? Une pancarte carrefour, vieille de 2000 ans, plantée au milieu de rien, toujours prête à indiquer le chemin et à se faire l’écho du pas de l’homme. On peut y lire cette inscription : Tombouctou 52 jours à dos de chameau. Tel un fantôme, elle erre, prête à se laisser définitivement mourir. Méprisée, oubliée, éreintée, disparaîtra-t-elle à tout jamais, emportant avec elle notre Histoire, notre Mémoire ?
Les Voix du Caméléon
Pourquoi la CCAS vous propose ce spectacle ?
Calamity Jane appartient à la légende. On sait peu de choses, au fond, de cette femme au caractère trempé. Rien, par exemple, de ses failles, de ses amours. Rien de la fille qu’elle avait, et à laquelle elle écrivait en secret. C’est le cri d’une mère que cette pièce met en scène. Les lettres que Calamity Jane écrit à sa fille nous touchent au vif. Ce spectacle est visible par tous les publics. Ici l’émotion passe sans pathos.
Calamity Jane (née le 1er mai 1852 à Princeton, et morte le 1er août 1903 à Deadwood) était une célèbre aventurière de la conquête de l’Ouest réputée pour ses capacités à tuer le gibier et manier le revolver. De son véritable nom Martha Jane Canary, cette femme qui traverse les plaines de l’Ouest, protège les convois des pionniers de l’attaque des Sioux, joue au poker et guette loups et coyotes, s’arrête parfois la nuit près d’un feu de camp et écrit à la fille qu’elle a eu avec Wild Bill Hickok et qu’elle a confiée à un couple. Dans de très belles lettres, elle confie son amour de mère qui souffre de l’éloignement de son enfant. Du vivant de Calamity Jane, sa fille ne connaîtra pas sa génitrice, les lettres jamais envoyées seront retrouvées dix ans après sa mort. La solitude qui brise son âme se fait entendre dans ses paroles d’amour d’une grande pudeur. C’est le chant d’une femme courageuse dans un monde d’hommes, un monde brutal.
Cie d'Après la Pluie
Pourquoi la CCAS vous propose ce concert ?
Si vous aimez les curiosités musicales, le quatuor Edgédé ne peut pas vous laisser indifférents. En effet, cette formation originale de musiciens de haut vol s’empare des partitions sans distinction de genre. Plus fort encore, elle mêle ces genres : le répertoire classique côtoie le contemporain alternativement et réciproquement. Vous pensiez la musique complètement « cloisonnée » ? Vous risquez d’être surpris !
Le Quatuor Edgédé propose un programme varié et ludique : Mozart, Haydn, Beethoven, Gershwin mais aussi le compositeur contemporain, Dominique de Williencourt. La musique de chambre sort de son alcôve. Elle explore d’autres genres et fait fi des catégories et de la chronologie. Ici, « le replis identitaire » n’est pas de mise ! Demandez le programme et vous serez heureusement surpris. Vos oreilles, surtout, vont voyager dans l’espace et dans le temps...
Quatuor Edgédé
Pourquoi la CCAS vous propose ces spectacles ?
Composé de deux chorégraphies de la compagnie L’Estampe, ce programme nous invite à un questionnement à multiples facettes : comment la danse peut-elle tenter de traduire la science ? Et, plus généralement, à quel point la science a-t-elle influencé l’art ? Nathalie Pubellier fait la démonstration de cette « collusion » avec Zoon et Etres de chair.
Zoon
La science influence l’art et réciproquement. Ce spectacle en est la merveilleuse illustration. Mais ici, quelque chose en plus : 3 arts du temps, cinéma, danse et musique se mêlent, s’entrecroisent, s’épaulent, s’interpénètrent. A travers une plongée dans l’infiniment petit de nos cellules, danse et biologie via respectivement la chorégraphie et la cinémicrographie nous offrent des pulsations de vies microscopiques et macroscopiques qui nous happent au creux du plexus solaire pour remonter à cet organe vital qui, lui aussi, rythme notre moi biologique, notre coeur. Etonnante expérience donc de danse intérieure du moi. Quand notre coeur fait Zoon !
Êtres de chair
« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière » disait Victor Hugo. Au coeur d’un univers onirique, la pièce raconte les rêves et les divagations crépusculaires de deux êtres de chair, un homme et une femme. Dans le laboratoire des illusions, s’entrechoquent souvenirs, odeurs, images et songes. Deux êtres de chair inspectent les méandres de leur mémoire.
Nathalie Pubellier - L'Estampe
Pourquoi la CCAS vous propose ces spectacles ?
Composé de deux chorégraphies de la compagnie L’Estampe, ce programme nous invite à un questionnement à multiples facettes : comment la danse peut-elle tenter de traduire la science ? Et, plus généralement, à quel point la science a-t-elle influencé l’art ? Nathalie Pubellier fait la démonstration de cette « collusion » avec Zoon et Etres de chair.
Zoon
La science influence l’art et réciproquement. Ce spectacle en est la merveilleuse illustration. Mais ici, quelque chose en plus : 3 arts du temps, cinéma, danse et musique se mêlent, s’entrecroisent, s’épaulent, s’interpénètrent. A travers une plongée dans l’infiniment petit de nos cellules, danse et biologie via respectivement la chorégraphie et la cinémicrographie nous offrent des pulsations de vies microscopiques et macroscopiques qui nous happent au creux du plexus solaire pour remonter à cet organe vital qui, lui aussi, rythme notre moi biologique, notre coeur. Etonnante expérience donc de danse intérieure du moi. Quand notre coeur fait Zoon !
Êtres de chair
« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière » disait Victor Hugo. Au coeur d’un univers onirique, la pièce raconte les rêves et les divagations crépusculaires de deux êtres de chair, un homme et une femme. Dans le laboratoire des illusions, s’entrechoquent souvenirs, odeurs, images et songes. Deux êtres de chair inspectent les méandres de leur mémoire.
Nathalie Pubellier, chorégraphe - interprète
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